Italian for beginners

Italian for beginnersDans une banlieue danoise un peu triste, l’arrivée d’un pasteur remplaçant marque le départ du rapprochement entre plusieurs personnes qui se réunissent autour d’un cours d’Italien. Des liens et des amitiés se créent, des cœurs se rapprochent, même si demeure en arrière-plan une réalité pas toujours réjouissante.

Italian for Beginners, film danois tourné selon les règles du Dogme, fait partie de ces petits films attachants passés un peu inaperçus et qui méritent pourtant le détour.
Ce film, primé dans de très nombreux festivals, nous offre quelques moments de la petite vie d’une communauté danoise où les visages se croisent sans se connaître vraiment et où la misère n’est pas toujours très loin. Malgré tout, subsiste une petite flamme dans le cœur de chacun de ces êtres, que de petits événements viennent raviver de temps à autre.

Ce qui frappe dans ce film, c’est surtout le mélange parfait entre les instants mélancoliques (quelquefois tragiques) que partagent sans le savoir tous les personnages (un pasteur veuf rongé par le doute, des femmes ayant à charge des parents insupportables, un réceptionniste naïf manipulé par son collègue…), les lueurs d’espoir qui jaillissent des événements qui semblent les plus insignifiants (le réceptionniste qui vient discuter avec l’italienne amoureuse, le patron de bar fougueux qui rencontre la coiffeuse, la pâtissière maladroite qui se confie au pasteur…), le tout sans jamais verser dans le larmoyant facile ou l’optimisme béat, même si l’épilogue nous offre une happy end cousue de fil blanc…

Les règles posées par le Dogme empêche d’ailleurs la réalisatrice de tomber dans de telles facilités: l’obligation de filmer caméra à l’épaule, d’utiliser les lumières naturelles ou l’interdiction de recourir à la musique d’ambiance, si elles constituent un frein à l’originalité de la mise en scène, permettent au moins de rester parfaitement dans le vraisemblable et de concentrer toute son attention sur l’histoire proprement dite. Et le résultat est surprenant d’efficacité. On s’attache à tous les personnages, même à ceux les plus incontrôlables (l’ancien pasteur schizophrène ou le patron de bar grande gueule), on compatit avec certains d’entre eux, on s’enthousiasme pour d’autres, bref, on vibre avec eux.

Et comme le tout est raconté avec intelligence, filmé avec maîtrise, entrecoupé de moments franchement drôles (de l’humour léger à l’humour noir) et joué par des comédiens épatants de naturel et de sincérité, on en redemande. Certainement un des films les plus enthousiasmants de ce premier trimestre cinématographique.

The Island

The IslandOsons l’avouer de facto. Ce nouvel opus signé Michael Bay est peut-être bien son film de la maturité. Et son échec retentissant Outre Atlantique ne fait que confirmer la fragilité actuelle du cinéma ricain. Et surtout conforter une vérité que Bay aura peut-être un peu de mal à admettre : il ne fait pas partie des réalisateurs capables de déplacer les foules sur le seul crédit de leur nom. N’est pas Spielberg qui veut.

Spielberg, ironie du sort, qui a pourtant son nom attaché au projet. Son nom ou tout du moins celui de sa société de production Dreamworks qui remplace pour une fois le mogul Jerry Bruckheimer pris peut-être d’un bienfaiteur accès de lucidité envers son poulain. Vu l’ambition de son dernier métrage, il avait peut-être raison. Bay avouait très tôt que ce film là serait différent de tout ce qu’il a réalisé jusqu’à présent. Résultat bide total aux US. Côté promo, Spielberg use et abuse de dythirambes envers son nouveau protégé Michael Bay. Si le scénario se montre effectivement à la hauteur de nos attentes, la réalisation n’est pas en reste. Et le style clippé de Bay convient parfaitement à ce métrage. D’ailleurs Bay fait un gros effort côté découpage et offre un film très lisible même durant les scènes d’action. Le rythme posé du début du film surprend de la part d’un cinéaste comme lui. Chaque plan est ainsi très travaillé et le style SF, auquel Bay ne s’était par ailleurs jamais essayé, lui sied plutôt bien. Bay arrive en plus à contraster cet aspect clean et propret lorsque nos héros se retrouvent dans un bar puant et crade à mille lieux de ce qu’ils avaient connus jusqu’alors. Une scène très drôle qui symbolise à elle toute seule la réussite de « The Island ».

Côté scénario il a été écris par trois débutants d’Hollywood. Pourtant à y regarder de plus près Alex Kurtzman et Roberto Orci ont déjà oeuvré pour le petit écran dans la même série : Alias. Et cette histoire de clonage thérapeutique, si elle n’a rien d’original, a au moins le mérite d’être menée tambour battant. Un rythme effrénée qui ne nuit pourtant jamais à l’histoire. Le film se montre même parfois assez imprévisible. Certes on est loin de la réussite d’un autre Blockbuster comme « La Guerre des Mondes ». Le film de Bay se montre un peu plus consensuel mais remplit pleinement les quotas d’action, d’aventure et de suspens d’un bon Blockbuster. Du côté des interprètes, là aussi rien à dire. Ewan McGregor et Scarlett Johansson sont très crédibles.

« The Island » n’est ni le film de l’année, ni le film de l’été. Mais pourtant il ne méritait certainement son piètre score au box office américain. Certes, le thème du film est éculé (merci « Gattaca »), les décors rappellent furieusement le kitchissime « Logan’s Run » et les placements de marques sont beaucoup trop voyants mais finalement le film est attachant. Distrayant d’un bout à l’autre et finalement bien plus réussi que le SF Flick de l’été dernier, « I Robot » et son pathétique Will Smith. Alors doit-on imputer cette réussite à Michael Bay ? Oui et Non. Certes son style et sa photo s’accommodent très bien au film. Mais sans son scénario solide et ses interprètes bétons, « The Island » n’aurait pas valu tripettes. En tout cas pour une fois, Michael Bay mérite bien un peu de notre estime.

Irreversible

IrreversibleParceque le temps détruit tout…
Marcus et Alex sont invités à une soirée avec Pierre, l’ex d’Alex et le pote de Marcus. En rentrant, Alex se fait violer dans un passage. Pour venger sa femme, Marcus va se mettre à la recherche de celui qui a commis ce crime.

LE film qui a fait scandale à Cannes cette année, c’est celui-là. Gaspar Noé, que l’on avait découvert avec ‘Seul contre tous’ nous gratifie d’un second long métrage de la même veine. Le film s’ouvre d’ailleurs sur ce même boucher qui va nous énoncer le thème du film : « Le temps détruit tout ». C’est avec ce processus irreversible qu’a voulu jouer Noé, en montant son film à l’envers. Pompant ouvertement l’idée de Christopher Nolan pour son Memento, on commence donc par la fin, le pire, pour arriver au début, plus apaisant.

A coup sûr, la réputation sulfureuse qui précède le film n’est pas volée. Deux scènes particulièrement sont très difficiles et, plus globalement, les 35 premières minutes. Mais cette violence prise de plein fouet par le spectateur a un sens. Point de violence gratuite ici, car chaque scène a sa place et voit sa légitimité tôt ou tard dans le film.
Grâce à de longs plans séquences, Noé entraîne en effet le spectateur dans une succession de scènes qui amènent les explications après les faits. Une démarche intéressante qui a le mérite de faire porter la reflexion sur les tenants plutôt que sur les aboutissants. Ce sont d’ailleurs finalement ces scènes là qui sont les plus marquantes. Des scènes où Noé a su capter une sincérité et un naturel impressionnant. Et pour donner un sens à ces scènes, il fallait débuter par les fameux plans ‘durs’.
Irreversible doit donc se voir comme un tout et non comme « le film qui montre un viol », car il va bien au delà. La problématique du film est intéressante et vaut la peine d’être posée, sans pour autant crier au fachisme tel qu’on a pu l’entendre ça et là.

Les nombreux talents que l’on soupçonnait chez le réalisateur et les acteurs sont ici montrés, à vif. Le film n’est pas une partie de plaisir, c’est évident, mais il emmène une réaction quasi-physique qui nous fait resentir le film comme rarement. Si l’on a le coeur bien accroché, il s’agit d’une expérience qui mérite largement d’être vécu. A voir sans hésiter pour ceux qui s’en sentent le courage.

Les invasions Barbares

Les invasions BarbaresUn cinquantenaire se retrouve en phase terminale d’un cancer. Son fils, avec qui il ne s’entend pas, arrive de Londres pour le soutenir dans cette épreuve. C’est le moment de faire le bilan, parfois sévère, d’une vie.

Autant « Le déclin de l’empire américain » nous faisait rire et réfléchir en proposant une réflexion très ouverte de la vie, autant cette suite, qui se construit autour de la mort d’un homme, s’avère drôle mais bien plus dure et opaque.

La bonne nouvelle, c’est que l’on retrouve les même personnages que dans le premier film, toujours truculents et heureux de vivre mais moins philosophes. D’abord parce que Denys Arcand se focalise sur la relation entre un père et son fils alors que « Le Déclin… » faisait joyeusement permuter les personnages au gré des séquences. Mais aussi car le poids des années a joué son rôle : les élans philosophiques des quadragénaires débordant de vie ont fait place à une sorte de résignation, tout aussi vitale, mais tellement plus pessimiste.

C’est pour cette raison que les élans de drôlerie sont moins perceptibles ici, et surtout beaucoup plus noirs. La jeunesse, seul espoir de survivre à ce monde de « barbares », joue ici un rôle ambigu, bien loin des stéréotypes naïfs systématiquement utilisés dans de nombreux films. Si l’on poussait le propos de Denys Arcand plus loin, on pourrait même penser que la jeunesse, malgré ses atouts, est intrinsèquement porteuse des mêmes vices que la génération sur le déclin.

La réalisation des « Invasions Barbares » apparaît également dure : cette fois-ci, les personnages ne s’amusent plus à faire dans la joute verbale, tout ne transparaît que par des attitudes conditionnées et des réflexions arrêtées. D’où un scénario très unilatéral mettant en scène des malades, des personnages troublés et une mort qui rôde. Cette prise de position n’empêche cependant pas la bonne humeur d’être omniprésente : Denys Arcand propose bien en cela une vision du monde occidentale, mais que cette vision est éprouvante !

Ayant profondément divisé les critiques, « Les invasions Barbares » osent condamner notre époque, tout en utilisant les mots les plus doux. Un film au goût amer qui pousse à la réflexion et à une critique parfois acerbe… Tout n’est donc pas si noir.

Intuitions

IntuitionsAprès la mystérieuse disparition de la fille d’un notable dans une petite ville de Géorgie, Annie Wilson (Cate Blanchett) est contactée par la police pour l’aider à trouver l’assassin grâce à ses talents de médium. Généreuse et dévouée, Annie n’a pourtant pas que des amis. En particulier, Donnie (Keanu Reeves) qui la menace de mort, elle et ses enfants, si elle n’arrête pas la “sorcellerie” qu’elle pratique auprès de sa femme. De nombreux indices tendent à impliquer Donnie… Mais Annie se met à avoir des visions de plus en fréquentes qui semblent lui révéler qui est le vrai meurtrier…

Le scénariste Billy Bob Thornton recycle ici une histoire déjà vue notamment dans “Prémonitions” de Neil Jordan. Et malheureusement pour nous, ce film n’apporte pas d’innovation en la matière ! Le réalisateur, Sam Raimi (Evil Dead, Un plan simple), base son film sur le fait que chaque protagoniste cache une faille qui menace de s’ouvrir comme une plaie béante au moment où on le craint le plus et évidemment sur l’ambiance. On se laisse effectivement hypnotiser par l’atmosphère poisseuse à souhait et par les personnages glaçants. De ce fait, frissons garantis à toutes les visions !

Mais, le film s’embourbe rapidement et il faut le dire le temps semble long ! Le pseudo-thriller psychologique perd peu à peu de son intérêt puisqu’il ne s’agit plus que d’attendre que la médium est une vision et la solution arrive toute faite ! De plus, la technique du réalisateur laisse à désirer et semble tourner dans le vide.

L’interprétation de Cate Blanchett et celle de Giovanni Ribisi, en tant que caractériel déjanté, permettent tout de même de rattraper ce qui peut encore l’être de ce film plutôt décevant dans l’ensemble.

Numériser des cassettes au format HI8 sur DVD

HI8 blancheLe film sur cassette numérique type HI8 ou DVCAM était le standard de notre métier de télécinéma. C’est le plus utilisé par des professionnels dans les années 1990. Elle constitue la cassette avec un coût moindre et assurant une longue durée de vie. Son utilisation constitue le meilleur choix en matière de qualité d’image et de son. Vers la fin des années 90 jusqu’à la fin des années 2000, les seules cassettes destinées au grand public et qui enregistrent en haute définition sont les HI8. Chez Keepmovie, deux options de format et de qualité sont disponibles en faisant un transfert sur DVD. Le premier, ce qu’on numérise ce format en résolution standard sur DVD ou disque dur. Dans ce cas, commandez simplement un transfert sur DVD. Pour le deuxième cas, la numérisons se fait en conservant la qualité HD sur DVD. Il existe de possibilité où vous ne savez pas la résolution de vos cassettes HI8. Mais ne vous en douter pas, c’est le travail des techniciens d’Keepmovie. Ce que vous avez à faire, c’est de signaler ce fait sur le bon de commande et la société prend tout en charge. Keepmovie vous contacte où il vous écrit pour vous informer de la résolution appliquer soit standard ou soit haute définition et ainsi l’adapter sur le matériel de stockage final numérique.

La numerisation hi8 constitue le meilleur avantage pour les professionnels qui possèdent des matériels performants et stables. Comme pour le grand public, il faut surtout faire des sauvegardes régulières de tous les contenus parce que les cassettes HI8 n’assurent pas une grande fiabilité.

Intolerable cruauté

Intolerable cruautéMiles Massey est un avocat talentueux spécialisé dans les divorces de couples riches. Mais malgré sa réussite, Miles a du mal à trouver goût à sa vie de luxe, jusqu’à l’arrivée de Marylin Rexroth dans son cabinet. Elle vient de surprendre son mari, un riche investisseur, en situation d’adultère et compte bien en profiter pour toucher le pactole.

On pouvait attendre avec un peu d’anxiété ce nouveau ‘frères Coen’, principalement parce que leurs précédents films possédaient un petit grain de folie qui aurait pu se diluer dans un carcan aussi réducteur que celui de la comédie romantique.
Heureusement, les deux enfants terribles du cinéma américain réusissent intelligemment à passer outre les conventions du genre pour dispatcher ça et là quelques répliques et quelques personnages si propres à leur univers.

Cet exercice de style nous évite la guimauverie habituelle du genre, grâce à des dialogues plutôt fins et bien sentis et une alchimie évidente avec les deux acteurs. On retrouve donc Catherine Zeta-Jones divine en femme sans scrupule et Georges Clooney qui, même s’il garde son rôle de charmeur au coeur tendre, trouve ici l’un de ses meilleurs personnages.
On retrouve également quelques guests savoureux comme Geoffrey Rush ou Billy Bob Thornton qui égayent le film par des personnages hauts en couleur.

Cette histoire d’amour un peu folle qui va naître entre les tribunaux et les hôtels de luxe, reste toujours quelque peu frivole mais tellement ‘american’ qu’on se laisse finalement prendre, surtout que Joel Coen a mis un point d’honneur à rendre le film le plus glamour possible.

Point de crainte, donc, les frères Coen nous proposent ici une vraie comédie, pas si politiquement correcte que ça, mais diablement agréable. Sans doute pas le meilleur Coen, mais une des meilleures comédies romantiques depuis un bon moment.