Incassable

IncassableSeul rescapé d’un accident de train David Dunn n’a pas une égratignure. Dans le même temps, il rencontre Elijah, un passionné de bd qui est atteint d’une maladie des os, qui lui fait des révélations sur son sort.

Attendu au tournant après le succès du 6ème Sens, M. Night Shyamalan nous livre ici un long métrage mi-figue mi-raisin. J’ai un peu du mal à avoir un avis définitif sur ce film pour de nombreuses raisons. En effet, j’ai plutôt apprécié le film mais je ne peux m’empêcher de penser à un gros gâchis. Une belle histoire gachée par une réalisation trop lourde, trop m’as-tu vu, trop longue, trop « à la mode ». Là où tout devrait couler, Shyamalan veut en rajouter une couche et anihile l’autenticité des scènes. De beaux personnages gâchés par un Willis horripilant. Inexpressif au possible, on a du mal à le supporter…

Vraiment dommage, car d’autres choses sont présentes dans le film, à commencer par une belle histoire. Une histoire audacieuse de genèse de super héros, sans le graphisme habituel. Une belle photo qui permet une ambiance pesante et intéressante. De nombreux thèmes sont donc abordés : du statut d’hommes par rapport aux autres, de la différence, du rapport père-fils, mari-femme… Le film est donc très riche en rapport humains. Cela transparait assez bien, mais cela aurait pu être bien mieux. Heureusement, on échappe au pire grâce à une très (et habituelle) prestation de Samuel L. Jackson. On peut regretter par contre le peu d’importance donnée à la femme. L’intrigue du couple n’est qu’abordée, alors qu’elle a beaucoup d’importance à mon sens.

Malgré tout le côté lourd et inutile des effets du film, on arrive quand même à voir quelques émotions transparaître. Deux scènes particulièrement me restent en mémoire. Deux scènes du rapport père fils, qui lui, est plutôt bien développé.

Il est donc difficile de réduire le film à ses défauts. Pour une fois, la forme qui se voulait être la première motivation pour certains, passe largement après le plaisir que peut procurer les quelques scènes vraiment fortes du film. De même, ‘Incassable’ se réfléchit, se pense après. Le manichéisme est justement totalement absent d’un film qui habituellement ne nous offre que ça, avec des héros à tire larigot.

‘Incassable’ est donc un film vraiment contradictoire et tout sauf grand public. Les premiers échos sont plutot négatifs, mais cela est compréhensible. Les gens ne s’attendait pas du tout à ce film hors norme qui retrace une histoire qu’on avait pas développé au paravant. Malgré ses défauts plus qu’évidents, ‘Incassable’ me laisse un goût d’inconnu et m’incite à le fouiller. Un film en tous cas à voir pour se faire son avis.

Après « 6ème sens » , « incassable » était très attendu mais le moins que l’on puisse dire, c’est que seul le titre mérite son nom.

L’histoire compte l’aventure de 2 hommes que tout oppose et qu’un tragique accident va réunir : Bruce Willis ,un homme que rien n’a semble t-il jamais affecté physiquement ,et Samuel L. Jackson , handicapé par une maladie incurable des os , qui tentera de le rencontrer afin d’élucider une quête d’identité qu’ils partagent.

Malgré la présence de 2 stars du box office , on s’ennuie ferme à cause d’un jeu d’acteur limité (B.Willis ne varie pas d’expression du début à la fin du film , hormis un sourire volé, mais S.L. Jackson est heureusement plus inspiré) qu’une réalisation extrêmement lente ne vient pas aider . Le réalisateur a choisi de se confiner dans un style que l’on avait donc pu découvrir avec « 6ème sens » mais qui peut parfois laisser le spectateur quelque peu perplexe. On se souviendra de l’immense succès du 1er film qui avait surpris tout le monde sans doute parce qu’il répondait à une attente du public que l’on ignorait jusque là , à savoir une ambiance sombre , franchissant doucement la frontière du fantastique, tout en évitant les scènes d’action et les effets spéciaux toujours très nombreux dans ce genre de film.

«Incassable » ne va pas déroger à la règle avec son retournement de situation final qui ajoute à la confusion du film et qui n’éclaire ni sur sa finalité , ni sur sa morale. En clair ,autant « 6ème sens » pouvait faire illusion , autant « incassable » semble un clone du 1er film , la lenteur accentuée aussi bien par le jeu des acteurs calmes, silencieux et souvent sinistres (que seules quelques plaisanteries décalées viennent heureusement égayer) , que par une utilisation des caméras hypnotisante (entre l’écran fixe et le scrolling interminable).

Pour conclure , il semble que ce film s’adresse essentiellement à ceux qui ont aimé « 6ème sens ».quant aux autres, comme moi , ils seront encore plus déçus.

David Dunn est le seul rescapé d’un déraillement de train. Il s’en sort sans une égratignure. C’est bizarre. Il commence à se poser des question et c’est là qu’arrive Elijah, propriétaire d’une galerie d’art assez spéciale puisqu’on y expose que des BD. Ce dernier cherchera à lui faire prendre conscience de son don.

Le Shyamalan nouveau est arrivé: un an aprés Sixième Sens, dire que j’y suis allé enthousiaste est un bien faible mot. C’est donc le coeur plein d’entrain que je m’y suis rendu, oubliant la brève que j’avais lu annoncant que le réalisateur s’attelait au quatrième épisode d’Indianna Jones, monument de débilité s’il en est. Et je m’était dit: « encore un talent qu’Hollywood va corrompre… » Et bien je m’était trompé, car Shyamalan n’aura pas attendu si longtemps, il s’y prend très bien tout seul. En effet, dire que je suis sorti déçu de la salle est un bien faible mot aussi…

De l’esbrouffe en veux-tu en voilà, Incassable c’est le grand n’importe quoi. Rarement mis en scène aura été aussi ostentatoire, le comble pour un réalisateur dont on louait la subtilité. Se prenant la tête sur son talent, il essaye de nous refaire les coups de génie de la cuisine entre Cole et sa mère et de l’anniversiare au restaurant (Sixième Sens) à travers tout le film. Des plans séquence ultra lourds (alors qu’il se doit d’être fluide) comme la scène du dialogue dans le train.

Il aurait pu se mettre devant la caméra et dire  » coucou, c’est moi que j’ai fait le film » ça aurait donné le même effet. Pour empirer les choses, une des musiques les plus casses-b… qu’il m’ait été donné d’entendre; preuve que Shyamalan cherche par tout les moyens à faire du Spielberg (et c’est pas un compliment). Bruce Willis lui, trimbale un faciès de défoncé tout au long du film, et délivre une prestation en concurence direct avec celle de Schwarzenneger dans La Fin des Temps. Sam Jackson lui, reste égal à lui-même, c’est à dire qu’il bouffe l’écran à lui tout seul dès qu’il apparait. Et pourtant ce n’est pas son meilleur rôle, loin de là. Reste un humour beaucoup plus présent que dans le sixième sens, c’est indéniablement un mérite du film, et une scène magistrale dans la cuisine entre David, sa femme et son fils; ce dernier essayant de le convaincre de son pouvoir, elle vaudrait presque à elle seule la vision du film.
Ajouter au tout, le fait qu’il cherche par tous les moyens à nous relacher un coup de théatre final; et on se retrouve avec une des fins les plus nazes de ces dix dernières années. Mais bon, sinon je reste trés sceptique quant à l’oeuvre à venir de Shyamalan s’il ne se dégonfle pas les chevilles au plus vite…

Bref: Incassable ou comment casser les espoirs qu’on plaçait en lui.

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